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spasmophilie et profiter pleinement
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Définition
La spasmophilie est un syndrome (ensemble de signes et symptômes constitutifs d'un trouble) fonctionnel : elle se manifeste par un déréglement du fonctionnement d'un ou plusieurs organes sans lésion.
La spasmophilie est due à l'hyperexcitabilité neuro-musculaire (H.N.M.). En réponse à des stimulis (sollicitations internes ou de l'environnement), le système nerveux central et/ou périphérique et les muscles réagissent de façon disproportionnée.
" Si on réalise qu'il n'y a pas un endroit de l'organisme où ne soit distribué sinon un muscle du moins une terminaison nerveuse, on comprend bien que le syndrome spasmophile est une maladie de la communication et de l'information qui va toucher tout notre corps. "
Dr Jean-Loup Dervaux - La spasmophilie - Editions Dangles.
Les Mécanismes
Il existe deux causes principales à la spasmophilie, que l’on peut rencontrer isolément, consécutivement ou de façon concomitante : une cause humorale et une cause ventilatoire
La cause humorale : Elle est liée à un déficit dans l’organisme de certains micro-nutriments :
• oligo-éléments : magnésium, phosphore
• minéraux : calcium
• métal : potassium
• vitamines : D et B6
On peut observer des cas de spasmophilie sans naturellement que ces micro-nutriments soient tous déficitaires, ni même qu’aucun d’entre eux le soit !
Les deux agents causals principaux sont le magnésium (rôle dans la contraction musculaire, la transmission de l’influx nerveux, les réactions métaboliques…) et le calcium (rôle dans le fonctionnement cellulaire, la contraction musculaire, la transmission de l’influx nerveux,…).
Le phosphore, la vitamine D et la vitamine B6 sont également à surveiller car ils interviennent chacun dans le métabolisme du calcium et/ou du magnésium. Ainsi, l’hypocalcémie (faible taux sanguin de calcium) n’est pas nécessairement due à un apport alimentaire insuffisant : une carence en vitamine D (régime pauvre en graisses animales ou en laitages) ou un manque d’ensoleillement peuvent en être la cause.
La cause ventilatoire :
La respiration du spasmophile et rapide et superficielle : le souffle est court, le diaphragme peu sollicité et les baillements sont fréquents en dehors de toute dette de sommeil.
De fait, cette hyperventilation s’exprime de deux façons :
Elle est liée à un déficit dans l’organisme de certains micro-nutriments :
• par le manque d’oxygénation cellulaire qui provoque une sécrétion d’adrénaline
• par l’élimination excessive de gaz carbonique , responsable de l' alcalinisation des tissus
Le diagnostic différentiel
La spasmophilie est confrontée à deux écueils diagnostiques :
« ne pas la reconnaître » :
le risque est au moins quadruple :
• laisser perdurer des troubles fonctionnels qui sur le long terme peuvent entraîner des lésions organiques
• prescrire une batterie d’examens parfois pénibles et coûteux mais toujours anxiogènes
• mettre en place des traitements inadaptés, parfois lourds et non dénués d’effets secondaires là où des mesures simples peuvent être efficaces (hygiène de vie, techniques de relaxation,...)
• face à une maladie parfois qualifiée
d’ «imaginaire» parce que difficilement saisissable et qui isole le malade dans sa souffrance, ne pas affirmer son diagnostic en la nommant distinctement, c’est peut-être rater la première étape de la guérison.
« la voir là où elle n’est pas » :
le risque est principalement lié
à l’auto-diagnostic :
• ignorer un trouble ou une maladie autonomes : par exemple, associer au syndrome spasmophile des troubles vasculaires des extrémités alors qu’ils relèvent d’un syndrome de Raynaud ou associer des fourmillements au syndrome spasmophile alors qu’il s’agit d’un syndrome du canal carpien ou d’une maladie neurologique dégénérative.
• attribuer des symptômes physiques à la spasmophilie, et en particulier ceux de l’anxiodépression, alors qu’ils sont secondaires à une maladie organique. Beaucoup de pathologies somatiques entraînent en effet des syndromes anxieux.
- Affections générales : cancer, sida
- Troubles endocriniens :
syndrome de Cushing, maladie d’Addison, diabète, hyper et hypothyroïdie,
- Troubles métaboliques : hypoglycémie
- Affections neurologiques :
maladie de Parkinson, sclérose en plaques, démences débutantes, hydrocéphalie,...
Comment distinguer la spasmophilie des troubles apparentés ? (Cliquez sur une sphère pour accéder au détail)