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La première description proche du syndrome spasmophile revient sans doute à Beard qui, en 1859 sous l’appellation « neurasthénie » ou syndrome de faiblesse irritable, décrit plus de cinquante symptômes exprimant une sensation d’épuisement physique et mental.
Le concept tombe en désuétude au début du 20ème siècle avec l’émergence de la psychiatrie et la description de l’anxiété et de la dépression. Autant la crise de tétanie, expression paroxystique de la spasmophilie, est une notion familière, autant le tableau clinique qui la précède et lui fait suite est mal appréhendé.
On parle alors de "tétanie chronique". Tout un cortège de dénominations voient le jour pour nommer des affections plus ou moins proches : hypoglycémie, neuromyasthénie épidémique, tétanie constitutionnelle ou idiopathique, syndrome de carence magnésique, fibromyalgie, syndrome de fatigue post-virale, syndrome polyalgique idiopathique diffus. Au milieu du 20ème siècle, la mise en évidence des déficits en calcium et en magnésium permet de définitivement isoler le syndrome.
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