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« La spasmophilie, c'est ce qui reste quand le diagnostic
a éliminé toutes les autres maladies ». |
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Cette boutade d'un médecin résume le statut d'un syndrome dont l'existence même a longtemps été contestée.
Entre la plainte imaginaire et l'affichante crise
de tétanie, ce mal qui s'insinue et progresse
«à bas bruit» a longtemps échappé à la nosographie,
la description et classification des maladies.
Le laborieux accouchement linguistique en témoigne : neurasthénie, dystonie, tétanie idiopathique sont quelques-uns des avatars
qui ont précédé l'émergence au 20ème d'un vocable et d'une description précise : spasmophilie, syndrome de l'hyperexitabilité neuromusculaire. Ce qui a rendu et rend difficile la tâche des médecins, c'est l'extraordinaire polymorphisme des signes cliniques qui l'accompagnent (à chacun sa spasmophilie !) et l'absence de cause évidente à ceux-ci. Gênante plus que grave, la spasmophilie frapperait de 10% à 15% de la population occidentale. La spasmophilie existe, et la meilleure preuve, c'est qu'on en guérit ! |
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